En bref

Deux ou trois phrases suffisent, 200 caractères au plus pour tenir sur une carte de fleuriste. On tutoie la famille si on la tutoie dans la vie, on vouvoie sinon. On signe toujours de son prénom et de son nom, ou du nom du groupe, pour que la famille sache de qui viennent les fleurs.

40
messages classés par lien et par registre
200
caractères au plus sur une carte
6
liens : famille, ami, collègue, voisin, groupe, connaissance
3
registres : sobre, religieux, personnel

Devant une carte blanche, on cherche souvent la phrase juste et on n’en trouve aucune. Il n’en faut pas de parfaite : la famille lira surtout le nom de celui qui a pensé à elle. La carte est là d’abord pour ça. En 1899 déjà, la baronne Staffe rappelait qu’« on joint sa carte à tout présent que l’on n’apporte pas soi-même, afin d’en indiquer la provenance ».

Les messages ci-dessous sont classés par lien avec le défunt ou sa famille, puis par registre : sobre (convient à tous), religieux (pour une famille croyante), personnel (un souvenir précis, pour ceux qui connaissaient bien la personne). Chacun indique sa longueur en caractères, espaces compris. Remplacez les crochets par le prénom ou le nom.

Le classement en un coup d’œil

Lien Tutoiement Signature Longueur
Famille proche oui, si c’est l’usage dans la famille prénom, ou « [Prénom] et [Prénom] » deux ou trois phrases
Ami selon la relation prénom et nom deux ou trois phrases
Collègue non « Ses collègues de [service] » une ou deux phrases
Voisin non, sauf voisins proches « Vos voisins du [numéro] » une ou deux phrases
Entreprise ou association non nom complet du groupe une ou deux phrases
Connaissance non prénom et nom une ligne

Les 40 messages

Famille proche

Pour un frère, une sœur, un cousin, un neveu : on écrit à la famille comme on lui parlerait.

Sobre

  • « Nous partageons votre peine et pensons fort à vous. [Prénom] restera dans nos cœurs. » (84 car.)
  • « Avec toute notre affection, dans ce moment si difficile. » (56 car.)
  • « Nous sommes près de vous, aujourd’hui et dans les jours qui viennent. » (69 car.)

Religieux

  • « Que [Prénom] repose en paix. Nous prions pour lui et pour vous tous. » (68 car.)
  • « Unis dans la prière et dans le souvenir de [Prénom]. Toute notre tendresse. » (75 car.)

Personnel

  • « [Prénom] nous a appris à jardiner, à rire et à ne jamais rien lâcher. Merci pour tout. Nous t’embrassons. » (105 car.)
  • « Tant de dimanches à sa table. Nous garderons sa voix et ses histoires. Avec tout notre amour. » (93 car.)
  • « Je pense à toi, à vous tous. [Prénom] me manque déjà. » (53 car.)

Ami

Pour un ami du défunt ou de la famille : chaleureux, sans prendre la place des proches.

Sobre

  • « Sincères condoléances. Toutes nos pensées vous accompagnent. » (60 car.)
  • « Profondément attristés, nous vous adressons toute notre amitié. » (63 car.)
  • « Nous pensons à vous et partageons votre chagrin. » (48 car.)

Religieux

  • « Que Dieu vous donne la force de traverser cette épreuve. Avec notre amitié fidèle. » (82 car.)
  • « Nos prières vous accompagnent, et [Prénom] avec vous. » (53 car.)

Personnel

  • « Trente ans d’amitié, de randonnées et de fous rires. [Prénom], tu vas nous manquer. » (83 car.)
  • « [Prénom] était un ami rare. Nous sommes là, pour tout ce dont vous aurez besoin. » (80 car.)
  • « Je garde son rire et nos soirées d’été. Je t’embrasse fort. » (59 car.)

Collègue

Pour un collègue ou au nom d’une équipe : le vouvoiement, et la signature du groupe.

Sobre

  • « Ses collègues de [service] vous présentent leurs sincères condoléances. » (71 car.)
  • « Avec nos pensées respectueuses et notre profonde sympathie. » (59 car.)
  • « Toute l’équipe partage votre peine. » (35 car.)

Religieux

  • « Ses collègues s’associent à votre peine et à vos prières. » (57 car.)

Personnel

  • « [Prénom] était un collègue précieux, toujours prêt à aider. Nous ne l’oublierons pas. » (85 car.)
  • « Son humour et sa gentillesse ont marqué toute l’équipe. Nos pensées vous accompagnent. » (86 car.)
  • « Nous avons eu la chance de travailler à ses côtés. Toute notre sympathie à sa famille. » (86 car.)

Voisin

Pour un voisin : court, et une porte ouverte si on la propose vraiment.

Sobre

  • « Vos voisins partagent votre peine. Sincères condoléances. » (57 car.)
  • « Nous pensons à vous. N’hésitez pas à frapper à notre porte. » (59 car.)

Religieux

  • « Nous prions pour [Prénom] et pour vous. Vos voisins du [numéro]. » (64 car.)

Personnel

  • « Nous garderons le souvenir de nos bavardages par-dessus la haie. Nos pensées vous accompagnent. » (95 car.)
  • « [Prénom] était un voisin attentif et discret. Il nous manquera. Avec toute notre sympathie. » (91 car.)

Entreprise ou association

Au nom d’un groupe : le nom complet de l’entreprise ou de l’association, une formule respectueuse.

Sobre

  • « La direction et l’ensemble du personnel de [entreprise] vous présentent leurs sincères condoléances. » (100 car.)
  • « Les membres de [association] s’associent à votre douleur. » (57 car.)
  • « Avec nos condoléances attristées et notre respectueuse sympathie. » (65 car.)

Religieux

  • « La communauté de [paroisse] s’unit à votre peine dans la prière. » (64 car.)

Personnel

  • « [Prénom] a fait vivre notre club pendant vingt ans. Nous lui devons beaucoup. Toutes nos pensées. » (97 car.)
  • « Son engagement auprès de nous restera un exemple. Avec notre profonde reconnaissance. » (85 car.)

Connaissance

Quand on connaissait peu la personne, ou qu’on ne trouve pas ses mots : une ligne suffit.

Sobre

  • « Sincères condoléances. » (22 car.)
  • « En pensée avec vous. » (20 car.)
  • « Avec toute notre sympathie. » (27 car.)
  • « Une pensée pour [Prénom] et pour vous. » (38 car.)
  • « Nous partageons votre peine. » (28 car.)
  • « Toutes nos pensées vous accompagnent. » (37 car.)

Écrire son propre message

  1. Une phrase pour la peine : « Nous partageons votre peine », « Nous pensons à vous ».
  2. Une phrase pour la personne, si vous la connaissiez : un trait, un souvenir, une habitude.
  3. Une phrase pour la suite, si elle est sincère : « Nous sommes là ».
  4. La signature, avec le nom de famille si la famille vous connaît peu. Précisez le lien au besoin : « votre voisine du 3e », « ses collègues du service comptable ».

Ce qu’on évite : les phrases qui minimisent la peine (« il est mieux là où il est », « le temps guérit tout »), « je sais ce que tu ressens », les détails sur la maladie ou les circonstances, et les formules religieuses pour une famille dont on ignore les convictions.

La carte n’est pas une lettre de condoléances. La baronne Staffe distinguait déjà la carte, envoyée tout de suite « avec quelques mots de condoléance », et la lettre, écrite ensuite par les proches. Si vous avez beaucoup à dire, écrivez une lettre à part et gardez la carte courte.

La carte de remerciement de la famille

Après les obsèques, la famille remercie ceux qui ont envoyé des fleurs, écrit, aidé ou assisté à la cérémonie. Aucun délai n’est imposé. En 1899, la carte partait « quelques jours après l’enterrement » ; aujourd’hui, les guides d’usage parlent le plus souvent de deux à quatre semaines, et personne ne reproche une carte plus tardive.

La carte peut être imprimée, avec un mot écrit à la main pour les plus proches. Le nom du défunt y figure au moins une fois. Cinq formules, de la plus classique à la plus simple :

  • « Très touchés par vos témoignages de sympathie lors du décès de [Prénom Nom], nous vous prions d’accepter l’expression de nos sentiments émus et reconnaissants. » (formule classique, reprise du savoir-vivre)
  • « La famille de [Prénom Nom], très sensible à vos marques d’amitié, vous adresse ses sincères remerciements. »
  • « Vos fleurs et votre présence nous ont beaucoup touchés. Merci d’avoir accompagné [Prénom]. »
  • « Merci pour vos fleurs et pour vos mots. [Prénom] y aurait été sensible. »
  • « Du fond du cœur, merci. »

Quand la famille demande « ni fleurs ni couronnes »

La mention, souvent placée à la fin de l’avis de décès, demande de ne pas apporter de compositions florales aux obsèques. Elle est fréquemment suivie du nom d’une association à laquelle adresser un don « en mémoire de » la personne. On la respecte : on fait le don indiqué, on écrit une carte ou une lettre, et, si l’on tient à offrir des fleurs, on attend quelques jours pour porter un bouquet ou une plante à la famille, chez elle.

Avec quelles fleurs

Le message accompagne une composition qui a elle aussi ses usages : quelles fleurs pour un enterrement donne la forme et le moment selon votre lien. Sur une couronne ou une gerbe, le texte va plutôt sur le ruban, en quelques mots : les formules de ruban de deuil sont classées par expéditeur avec leur nombre de caractères.